Astorg: le retour
Malheur aux politiques qui ne connaissent pas le prix des beaux-arts! La terre est couverte de nations aussi puissantes que nous. D’où vient cependant que nous les regardons presque toutes avec peu d’estime? C’est par la raison qu’on méprise dans la société un homme riche dont l’esprit est sans goût et sans culture. Surtout ne croyez pas que cet empire de l’esprit, et cet honneur d’être le modèle des autres peuples, soit une gloire frivole: ce sont les marques infaillibles de la grandeur d’un peuple.
(Voltaire, épître dédicatoire à M. Falkener, anglais, de Zaïre, 1733)
Vers la fin du mois de juin 2008, le blog d’Astorg s’est fait hara-kiri. Trois ans d’articles consignés sur des sujets divers, liés essentiellement à la vie politique et culturelle parisienne, furent supprimés tant de la toile que des moteurs de recherche, suscitant la furie de ses nombreux lecteurs et abonnés. Le contexte nouveau né de l’élection présidentielle de 2007 était passé par là, et Astorg partit exercer sa curiosité sur d’autres rivages, où il n’a pas perdu son temps.
De retour en France depuis peu, Astorg commentera à nouveau, désormais, l’actualité de la Ville-Lumière, avec laquelle il n’a jamais perdu prise. Il alternera dans un premier temps observations sur les événements du microcosme culturel, dont il connaît tous les acteurs, et rétrospective, — sous forme de confidences, — sur les cinq années passées, de la campagne présidentielle de 2007 à celle de 2012. Ce sera, plus encore que dans sa première mouture, le blog d’un insider devenu outsider mais qui espère rester fidèle à la vision de la politique culturelle qui fut la sienne depuis le début: l’alliance du patrimoine et de la création, et la nécessité, — parce que nous sommes en France, — pour l’État de de donner un cadre, dans le respect de la liberté absolue de créer et d’innover, à la vie culturelle de nos concitoyens.