Ce que je reproche le plus à Sarkozy, c’est l’absence totale chez lui d’une « culture d’État ». Cet homme est incontestablement un virtuose dans l’art du Pouvoir, de sa conquête et, à bien des égards, de son exercice, mais il est complètement dépourvu du sens de l’État. La manière dont il discrédite, court-circuite et désavoue ses ministres, à commencer par le Premier d’entre eux, son zèle ostentatoire à s’occuper de tout en sont autant de preuves. A cela s’ajoute son absence totale de culture historique ; il semble ne pas savoir que si composite dans son peuplement et sa géographie qui la fait, seule en Europe, participer à la fois à l’Europe du Nord et à l’Europe du Sud, la nation française n’a pu se constituer, depuis au moins Philippe Le Bel, que par la volonté de l’État.
— Un haut fonctionnaire (facilement identifiable) cité par Frédéric Martel [@martelf], L’Express, La droite culturelle lâche Sarkozy